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Quelles attitudes la baisse de l'audition provoque-t-elle ?

Comme une baisse d'audition ne se voit pas, il est facile au départ de dissimuler les erreurs de compréhension et de contourner les difficultés en espérant faire illusion longtemps. Pour laisser croire que l'on a compris, il est courant de ne rien dire, de répondre de façon évasive ou d'avoir une attitude d'approbation. Anticiper des difficultés de compréhension et se trouver dans l'impossibilité de répondre, faute d'avoir entendu, sont des sources de stress, voire de dévalorisation.

Faire répéter devient de plus en plus fréquent.

En société, personne ne fait remarquer la baisse de l'audition, mais elle ne passe pas inaperçu. N'étant pas abordée, elle donne l'impression de ne pas exister et favorise l'absence de remise en question. Lorsque l'entourage immédiat cherche à la mettre en évidence, la réaction la plus répandue consiste à refuser d'en parler et à la nier, en prétextant que l'on n'écoutait pas ou que les autres n'articulent pas assez.

La baisse auditive est d'abord niée et cachée, car il est difficile de l'accepter.

Quelles sont les conséquences relationnelles ?

Des incompréhensions répétées rendent les relations de plus en plus compliquées. Des exaspérations, voire des tensions, apparaissent avec l'entourage immédiat. Demander aux autres de s'adapter à sa baisse d'audition sans s'équiper traduit une certaine contradiction.

Mal entendre entraîne de nombreux malentendus.

Quelles sont les conséquences sociales ?

Redouter de ne plus pouvoir comprendre et l'angoisse d'exposer cette incapacité au regard des autres amène à refuser certaines activités où les conditions d'écoute sont difficiles, afin d'éviter de s'y confronter. Ainsi, on préfère éviter les réunions, les conférences, le théâtre, les dîners, mais aussi les lieux trop bruyants comme les cafés et restaurants, devenus insupportables. Débute alors une logique de renoncement, plus courante chez les seniors moins sollicités par les obligations de la vie. Ainsi, la baisse de l'audition expose à un risque de repli sur soi.

N'attendez pas d'aller si loin pour vous décider à vous équiper. Une gêne répétitive pour comprendre doit être un signal suffisant pour prendre votre décision.

Lorsque la honte, les tensions et l'isolement sont trop intenses, une prise de conscience s'installe. Il devient alors possible de commencer à accepter la baisse de son audition.

Si la prise de conscience finit toujours par s'imposer avec le temps, il n'est pas rare qu'il soit difficile de s'y résoudre. Ce cheminement nécessite un travail sur soi dont la progression de la baisse auditive accélère parfois l'évolution.

Rien n'est possible tant que l'on n'a pas reconnu, au moins en partie, la baisse de son acuité auditive.

En quoi consiste l'acceptation ?

Accepter sa différence est essentiel, car la baisse de sa sensibilité auditive remet en question son image et parfois de sa situation. Arriver à en parler est toujours difficile mais salutaire, et le médecin traitant peut devenir le premier confident. Chacun réagit à un rythme différent et selon sa personnalité. Un changement des relations, voire une modification de la vie familiale, affective, professionnelle ou sociale, peut s'imposer de façon inévitable.

Évoquer la baisse de son audition permet de commencer à l'assumer.

Que nécessite l'acceptation ?

Lucidité et force de caractère sont nécessaires pour aborder un tel changement, d'autant que l'on pense souvent que les appareils ne sont faits "que pour les autres". S'équiper constitue la première étape de l'acceptation, qui se poursuit bien au-delà, comme en témoignent ceux qui, bien qu'appareillés, prétendent entendre normalement et ceux qui ne les portent pas en certaines occasions pour ne pas les montrer.

Accepter de s'équiper, c'est dépasser ses résistances psychologiques.

Comment faciliter l'acceptation ?

L'intervention d'un psychologue peut s'avérer bénéfique pour accepter ou accélérer sa décision. Cette démarche permet de franchir ce cap dans les meilleures conditions. Certains patients, sur l'insistance de leur conjoint, consultent un médecin ORL puis un audioprothésiste, sans aller jusqu'à l'achat ou, une fois équipés, laissent leurs appareils dans leur étui. Être convaincu que des appareils sont devenus indispensables est essentiel au succès de l'appareillage.

Faire appel à un psychologue est normal dans une situation aussi inhabituelle.

N'ignorez pas la réalité, apprenez à en tenir compte.

Son rôle est déterminant :

  • Il lui revient souvent la délicate mission de suggérer, et même de révéler la baisse auditive, puis d'inciter à son acceptation.
  • Il doit savoir accepter la perte des capacités auditives de la personne concernée, en raison de la modification des relations qu'elle impose.

Comment l'entourage peut-il inciter à l'appareillage ?

Abordez le sujet de façon positive et indirecte. Incitez par exemple au recours à un casque d'écoute pour la télévision. Cet équipement apporte un grand confort auditif et évite de déranger les autres par un volume sonore excessif. C'est un excellent moyen de mettre en évidence l'intérêt d'utiliser une aide technique, de concrétiser la baisse auditive, de favoriser sa prise en compte et d'amorcer son acceptation.

Favoriser la prise de conscience et aider à la surmonter font partie du rôle de l'entourage.

Comment l'entourage peut-il améliorer les conditions de communication ?

Mal comprendre crée des situations déstabilisantes et humiliantes pour celui qui est dans l'incapacité de répondre ou qui répond de façon inappropriée. Faites attention aux conditions d'écoute :

  • Évitez ou neutralisez les bruits de fond ;
  • Parlez à moins de 2 ou 3 mètres ;
  • Parlez de face, car la vue des mouvements des lèvres complète l'audition et facilite la compréhension ;
  • Soignez votre élocution. Les difficultés de reconnaissance de la parole ne proviennent pas seulement de l'audition, mais aussi d'une articulation trop imprécise.

Articuler sans exagérer fait parler plus lentement, ce qui facilite la perception de la parole.

Que faire pour les personnes âgées dont la compréhension est menacée ?

Encouragez à consulter un médecin ORL puis veillez à organiser une première visite chez un audioprothésiste.

  • Quand l'appareillage intervient sur une baisse auditive importante et ancienne, assurez un suivi régulier pour réactiver les habitudes de conversation, maintenir une vie sociale et encourager le port quotidien des appareils.
  • Quand l'appareillage s'effectue trop tard, il est difficile à supporter ou peut être rejeté. Toute nouvelle tentative est alors plus délicate. Un soutien psychologique et une rééducation orthophonique sont dès lors essentiels.

Perdre l'habitude d'entendre, c'est perdre l'habitude de chercher à communiquer. L'attention, la concentration et l'analyse sont moins sollicitées, de plus l'activité cérébrale diminue, alors qu'elle est indispensable pour lutter contre le vieillissement. A l'inverse, le confort d'écoute stimule l'attention, sans laquelle il est impossible de communiquer.

Solliciter et entretenir les facultés intellectuelles des personnes âgées est indispensable.

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