
FAQ sur l'appareillage
La perte auditive et l’appareillage
La déficience auditive et les troubles auditifs sont multiformes, mais la plus fréquente est celle liée à l’âge, dite presbyacousie. C’est une perte auditive des extrêmes aigus puis des aigus. Elle affecte la reconnaissance de certains mots sans entendre moins fort. On entend, mais on ne comprend pas certains mots ou on les prend pour d’autres. La compréhension est alternative. La gêne est la plus marquée et la plus fréquente pour l’écoute dans le bruit et lorsque plusieurs personnes parlent en même temps.
Avec une audition diminuée, l’influx nerveux correspondant aux fréquences défaillantes n’est plus suffisamment transmis aux neurones et aux parties du cerveau qui doivent les traiter. Inactives, elles perdent leurs pleines capacités de fonctionnement.
Les interconnexions neuronales se réduisent et finissent par disparaître.
Compenser la perte auditive de façon précoce par des appareils est indispensable pour réhabiliter puis préserver les capacités cérébrales de l’audition essentielles à une bonne compréhension. À défaut, elles s’amenuisent avec le temps.
Le port d’appareils par la compensation sonore qu’il apporte et les modifications neurologiques qu’il entraîne réhabilite le fonctionnement et les facultés des centres nerveux de l’audition qui se sont modifiés du fait de la perte. Ainsi, le port régulier des appareils permet de conserver et d’entretenir les performances de l’audition restante.
Plusieurs études ont montré l’effet positif de l’appareillage bilatéral à long terme sur les capacités cérébrales de l’audition et sur différents facteurs neuropsychologiques.
Il faut s’appareiller à partir de 30 dB et 35 dB de perte sur au moins une seule des 4 fréquences suivantes : 500, 1000, 2000, 4.000 Hz.
Le premier est la difficulté à reconnaître la parole dans le bruit et lorsque plusieurs personnes parlent en même temps. Faire répéter et augmenter le volume de la télévision viennent ensuite.